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26 giugno

Besoin de ...

Je ne sais quoi.
 
Besoin d'un équilibre, besoin de légèreté
Besoin de vivre libre pour pouvoir exister.
Besoin de détacher d'un coup sec et violent
Ces cordes qui me lient et qui gèlent mon sang.
 
Je ne sais pas.
 
Besoin de m'envoler, besoin d'accélérer
Besoin d'aller très vite pour pouvoir exister.
Besoin de délier d'un geste vif et franc
Ces nattes mordorées qui hantent mes antants
 
Je ne vois pas.
 
Besoin de fuir un peu, besoin de m'oublier
Besoin d'aller au fond pour pouvoir exister.
Besoin de supprimer d'un souffle mugissant
Ce passé qui m'étrangle de larmes et d'écœurement.
 
Je l'entrevois.
 
Besoin de cet exil, besoin de m'éloigner
Besoin d'aller là bas pour pouvoir exister.
Besoin de rompre enfin, d'avancer galamment
Vers cette destiné à laquelle je prétends.
16 giugno

Educ Nat ... suite

Je souhaite par ce billet répondre au commentaire de mon bien aimé Vanyar :
 
Tu vois, toute la différence entre toi et moi réside là.
 
Tu penses qu'il faut dégraisser le mammouth. Moi je pense qu'il faut le restructurer.
 
Dans une entreprise, lorsqu'on entreprend un plan social, on ne commence pas par les suppressions de poste. ça, c'est la solution finale si aucune autre n'est admise.
 
Un plan de restructuration commence toujours par un plan de sauvegarde de l'emploi.
 
Lorqu'on se blesse à la jambe, contrairement au cheval de course pour qui la jambe est l'essence, on ne nous abat pas : on nous apprend à marcher sur une jambe et on nous dirige vers des activités pour lesquelles l'usage des deux jambes n'est pas nécessaire.
 
C'est un tort d'amputer d'avantage l'Education Nationale. Elle n'est pas un sur-effectif. En revanche, bon nombre des effectifs de l'Education Nationale sont bien mal employés.
Interrogeons les acteurs sur les missions qui leur sont confiées. En sont-ils satisfait ?
Interrogeons les usagers sur la façon dont les acteurs remplissent leur mission. En sont-ils à la hauteur ?
 
Bon nombre des dysfonctionnements dont tu parles (absentéisme, découragement, je-m'en-foutisme) trouveront leur origine dans une mauvaise attribution des fonctions. Tu sais, je suis sûr que contrairement aux idées reçues, 80% des profs qui se sont lancé dans la préparation du concours difficile qu'est la CAPES, qui l'ont obtenu après la selection difficile qu'il représente, ont, à la base, la vocation pour leur mission. La démission est venue plus tard. Monsieur de Robien devrait se fixer comme objectif de comprendre pourquoi et comment avant de trancher dans le vif.
 
L'Education Nationale a un grand besoin de restructuration, de transformation, d'évolution. Mais la solution finale, ce sera pour plus tard si les gouvernements échouent dans cette mission.
 
Merci pour l'intérêt sur ce sujet qui me passionne, m'interpelle et m'inquiète tant il touche l'évolution de notre pays ...
14 giugno

Toutes catégories ou hors catégorie ...

Ce matin, la manchette de Bordeaux 7 parlait de deux sujets importants pour moi :
 
Elle affichait une publicité pour l'inauguration grand public du site touristique de mon travail, ainsi qu'un gros titre racoleur "ROBIEN COUPE LES VIVRES AUX PROFS", puis "Le Ministre de l'Education Nationale a justifié hier la suppression de 8.500 postes dans les collèges et lycées en 2007 en expliquant qu'il s'agit d'un 'acte de gestion qui doit tenir compte des finances de l'Etat."
 
Dans un cas pareil, si on veut garder son esprit critique, on se rue sur l'article pour replacer les termes dans leur contexte. On apprend donc que "La préparation du budget correspond à un acte de gestion qui doit tenir compte des finances de l'état" ... (pas pareil quand même) et que dans cette optique, la ligne "Education Nationale", lourde charge pour l'état, doit être inspectée au peigne fin ...
 
Ceci étant précisé, on peut maintenant mesurer l'étendue des dégats qu'à provoquer cette nouvelle sur mon petit coeur tout mou.
 
En effet, le poste Education National dans le budget accuse la plus haute perte (7133 emplois supprimés). Ceci dit, c'est aussi le plus gros employeur de l'état : assez peu élégamment, Monsieur ALLEGRE a un jour proposé de "dégraisser le mammouth", mais en fait il s'agit bien de réduire les effectifs de la plus grosses charges en terme salarial de l'état.
 
En fait, avec 1.109.630 titulaires (sources education.gouv.fr), la baisse d'effectif est de 0,6468 %. (pour info la Défense accuse une perte un peu plus élevée de 0,6853 % de ces effectifs).
 
Oui : les valeurs absolue c'est sympa pour faire de gros effets de titres, mais ramené en pourcentage, en fait, c'est moins spectaculaire.
 
Ceci dit, l'Education Nationale est effectivement le poste qui va subir les plus grosses saignées. Hors, je pense qu'il est INDISPENSABLE pour que le pays sorte de sa crise sociale et économique qu'un effort colossal soit fait sur la formation des jeunes et notamment la formation professionnelle. En effet, l'Université sera épargnée par cette coupe franche. Ce sont les collèges et lycées qui vont payé les pots cassés de la paupérisation (un peu fort, mais moi aussi je voulais faire un effet de titre) de la France.
 
A mon sens, c'est au niveau précisemment de ces secteurs négligés que se jouent les chances de notre pays : construction des acquis basiques nécessaires à une insertion professionnelle et sociale renforcée, orientation en cessant de dénigrer les formations techniques, technologiques et professionnelles au profit de formations éllitistes dans lesquelles bon nombre de futurs citoyens ne trouveront que désillusions, frustration et perte de temps.
 
C'est à ce moment là que se joue l'identification professionnelle, que se dessine le plan de l'accession sociale. C'est pas à la fac qui n'interesse en fait réellement qu'une minaurité de personnes : même si tout le monde s'engouffre orgueilleusement dans la voie générale, flattant ainsi les objectifs fixés par l'Education Nationale elle-même, méprisant les secteurs primaires et secondaires, au final on réalise qu'une trés grande majorité des étudiants de première année de Lettres, Psycho, Droit ... se réoriente vers des fonctions qui n'ont souvent rien à voir avec leur projet initial.
 
Certains secteurs en France sont même déficitaires en terme de main d'oeuvre : le bâtiment, la restauration ... sont autant de domaines dans lesquels les coups de mains se font rare. Ce n'est pas un echec dans l'instruction d'un enfant qui rencontre des difficultés scolaires de l'aider à se diriger vers ces secteurs là. L'echec, c'est de faire croire à un enfant qui rencontre des difficultés scolaires qu'il pourra toutes les surmonter, et les pousser à entreprendre des études qui ne lui correspondent pas et qui se traduiront tout bonnement par un abandon puis, bien souvent par une amertume un peu marginalisante.
 
La décision de l'état confirme ce qui se passe d'une manière générale au niveau des ressources de notre pays : vampirisées, spoliées, abusées, celles-ci ne constituent pas, comme on a pu le croire, un puit sans fond. Notre système social est certe un des plus abouttis au monde, mais aussi un des plus couteux. Je me demande même si on n'est pas en tête des charts mondiaux.
 
Basé sur la solidarité, ce système est censé accompagner l'individu dans chaque étape de son existence : Formation, Construction de la famille, maladie, chômage, retraite ...
Ce système, pour diverses raisons (mauvaise gestion, gaspillages, abus, surévaluation des besoins, nivellement excessif) est en passe de s'effondrer. Ouvrons les yeux, il est de plus en plus difficile pour l'état d'envisager la possibilité, sur le long terme, d'honorer le système de retraite solidaire, l'assurance maladie est réformée tous les trois jours pour  en alléger les répercussions sur le budget de la sécurité sociale, et les droits des allocataires chômage sont rognés inexorablement par à-coups par l'UNEDIC.
 
Devant l'effect coup d'epée dasn l'eau de toutes ces mesures, l'état cherche encore à réduire ces dépenses et s'en prend AU secteur à privilégier.
 
Je pense à mon sens que la France doit comprendre qu'elle n'est plus viable en l'état. Si elle était immatriculée à quelque RCS, elle serait placée en redressement ...
 
Il va falloir, pour conserver un modèle social décent, renoncer à certains acquis. J'en suis convaincu. Et même si mes convictions politiques me poussent à préserver au maximum ces droits, il faut se rendre à l'évidence : à vouloir tous sauver notre bout de gras, on finiera par tout perdre.
 
Cependant, cet effort doit se faire dans la concertation franche et ouverte. Que le gouvernement en place cesse de balancer des coups de canifs à la toile sociale sans crier gare et sans en référer à quiconque. La démocratie, est-il besoin de le rappeler, implique que les personnes qui nous dirigent sont là pour représenter notre parole, et accomplir au mieux les plus raisonnables de nos volontés. Ils sont mandatés pour accomplir la volonté du peuple et non pour satisfaire leur égo en imposant en veto leur volonté propre.
 
Les échanges entre "la France d'en-bas" et ses représentants élus NE DOIVENT PAS se faire sous les flammes, mais autour d'une table, avec, pourquoi pas, un bon verre de vin ;-) Et si chacun y met un peu d'eau (dans son vin ... lol), c'est la France qui gagnera ! lol En attendant, de telles nouvelles ont plutôt tendance à me pousser on my way to Québec ...
 
Alors, maintenant, j'ai quelque suggestions pour faire des économies :
 
- Plutôt que d'envoyer les délinquants derrière les barreaux, fournissons leur une truelle et une pelle : les TIG pourraient permettre d'alléger considérablement les frais d'entretien des routes, des structures immobilières de l'état ...
- Essayons d'orienter intelligemment les étudiants de façon à ce qu'ils ne perdent pas un temps fou à la fac aux frais de la société
- Encourageons le travail en rendant par exemple non imposable les sommes perçues dans le cadre de plans sociaux (cp, primes supra légales ...) pour les personnes qui retrouvent du travail, disons dans les trois mois. Pensosn biens ur dans ce cadre à encourager financièrement la mobilité professionnelle : C'est fini le temps béni où l'on passait sa vie dans le même trou. Maintenant il peut être nécessaire, voire vital, de changer de trou ...
- Donnons la possibilité aux secteurs déficitaires en main d'oeuvre, de proposer des salaires attractifs en instaurant, par exemple, des taux de cotisations patronales inversement proportionnel au salaire ... Plus on paie le salarié, moins on paie à l'état. L'air de rien, ça doperait ces secteurs et ça permettrait aux courageux qui se lancent des ces secteurs en friche de vivre mieux que la moyenne ...
- A terme, appliquer ces taux salariaux inversement proportionnels à tous les secteurs : ça permettrait à l'employeur de pouvoir motiver ses troupes, donc plus d'intérêt au travail, donc plus de productivité, donc plus de rentabilité, donc plus de richesse ... Et pour le salarié, bien sur, décoller un peu du raz des paquerette de niveau de vie dans lequel est plongé la masse depusi le passage à l'Euro et l'explosion de l'immobilier. C'est devenu un luxe d'habiter quelque part en France ...
 
Bon. Des idées pelle-melle. Je pense que les Enarques et autres HECiens ne voient pas toujours les solutions les plus simples. Donc voila. Peut-être simpliste ? J'en sais rien. mais si on n'essaie pas, on ne saura pas. Allez, lancçons nous, on n'en est pas à un échec pres ... lol
 
A +
 
 
 

Point sur la situation

Le fait d'envisager d'immigrer est une chose, le fait de s'envoler définitivement pour Montréal en est une autre. Entre ces deux étapes de l'immigration, un grand nombre de démarches jalonnent le chemin.
Pour me permettre de poser mon projet, pour permettre à mes proches de savoir où j'en suis en temps réel, et enfin pour éventuellement permettre à des personnes de murir un projet similaire, je propose ici une "console de suivi" qui indique de façon synthétique toutes les étapes. Les étapes effectuées sont en rouge.
1 - SE DOCUMENTER, PREPARER UN NOUVEAU VOYAGE D'EXPLORATION EN HIVER AFIN D'ETRE SUR DU PROJET
2 - PASSER LE TEST D'EVALUATION PREALABLE A L'IMMIGRATION POUR RECEVOIR UN AVIS FAVORABLE, EN INSTANCE OU DEFAVORABLE SUR LE PROJET D'IMMIGRATION PAR LE Ministère de l'Immigration et des Communautés Culturelles du Québec)
3 - (si avis favorable à l'EPI) DEMANDER LE DOSSIER DE CERTIFICAT DE SELECTION DU QUEBEC
4 - PARTIR EN HIVER POUR REPRENDRE CONTACT (Janvier 2007)
5 - REUNIR 490 $ ET ADRESSER LA DEMANDE DE CERTIFICAT DE SELECTION DU QUEBEC
NB : Les étapes 4 et 5 peuvent être entreprises en même temps ou indifféremment l'une avant ou après l'autre.
6 - (si dossier retenu) PASSER L'ENTRETIEN AVEC LE REPRESENTANT DU MICC (Ministère de l'Immigration et des Communautés Culturelles)
7 - (si entretien concluant) GRACE AU CSQ, DEMANDER LE VISA DE RESIDENT PERMANENT. POUR CE FAIRE :
- A) REUNIR 490 $
- B) ACCOMPLIR AVEC SUCCES UNE VISITE MEDICALE
8 - (si visa obtenu) REGLER LES AFFAIRES COURANTES EN FRANCE, QUITTER APPARTEMENT, VENDRE VOITURE, DEMISSIONER ET PARTIR AVEC AU MOINS 2750 $ EN POCHE (MINI POUR VIVRE LES 3 PREMIERS MOIS EXIGE PAR LE MICC)
Entre l'étape 5 et l'étape 8, il peut se passer jusqu'à un an. Les chances d'un français d'obtenir le CSQ sont importantes. Le projet est tout à fait viable. Il faut l'aborder avec sérénité, sans excés de confiance ni emballement. L'essentiel n'est pas le temps que ça prendra mais le bon abouttissement des démarches. Et les délais relativement longs entre toutes les étapes permettent de préparer chacune d'entre elle avec le plus grand soin.
Partir vivre à 7000 km est une décision capitale. On doit l'aborder avant tout la tête froide.
Une fois débarqué à Montréal, il faudra tout recommencer. Mais ça c'est une autre histoire ...
08 giugno

Changement structurel ... Et HOP !

Bonjour à tous,
 
Bon il est temps que cet espace s'organise un peu ... Alors au gré de ce qui se passe dans la vie, ce blog trouve enfin son identité structurelle.
 
Dans un premier temps, il passe de nouveau public. Après tout, n'en déplaise à qui que ce soit, I am what I am, mon blog est mon reflet, et si des personnes ne m'apprécient pas tel que je suis, je n'y peux rien ... Donc fi de se cacher derrière la protection de MSN, cet espace est officiellement et définitivement public.
 
Les billets s'articuleront autour de 3 thèmes :
 
- On my way to Quebec (vous comprendrez en lisant le billet incipit de la catégorie) ;
- Au gré de mes divagations (où je vous parle des trucs qui me plaisent, des rêves que je fais, des endroits où mon imagination me guide pour mon plus grand bonheur)
- Mon petit coeur tout mou (Merci Olivia Ruiz ... où je m'épanche sur ma pôôvre petite existence ...
 
Je m'occtroie la possibilité de classer certains billets dans rien de particulier, comme celui-ci d'ailleurs.
 
Donc ennième bienvenue sur cet espace
 
A bientôt,
 
Mathieu
04 giugno

Le tumulte dans les rèves

Le nuit dernière fut riche. Au hasard d'une rencontre, à la surprise d'une soirée qui s'annonçait banale et qui offrit bien plus qu'elle ne le laissait supposer.
 
Son regard bleu saphyr bloqua sur moi, et, en deux mots, elle perça mon intimité dans ses tréfonds.
 
Comme s'il s'agissait d'un échange annodin, elle retraça en quatre temps les grandes lignes des événements de ma vie qui m'ont fait tel que je suis.
 
Elle termina en ravivant mon rêve le plus fou et mon projet le plus ancien. Sans le savoir, sans me connaitre, elle marqua son empreinte sur l'étendue blanche que j'imaginais voir à ma fenêtre six mois par an dans les plans que je tirais sur la comète de l'avenir que je souhaitais m'offrir.
 
Alors que j'avais passé six ans à accepter que ce rêve était trop grand pour moi, alors que j'avais renoncé à Montréal comme on se dit que ce dessert n'est pas raisonable, elle me laissa penser que je me trompais. Elle viola mon esprit pour en extirper ce renoncement inaproprié. Elle me rendit visible à nouveau ce qui étaiet enfoui. Tout le blanc onirique caché par une pellicule vieux-rose déposée là par le hasard d'une autre rencontre qui m'avait hypnotisé de bonheur pendant de nombreuses années.
 
La nuit qui s'ensuivit fut mouvementée. Dans un étrange sommeil initerrompu, mon esprit s'est réouvert à cette ancienne possibilité qui s'oofrait encore une fois à moi, aussi ennivrante et rassurante que jadis. Comme s'ils n'avaient jamais cessé d'exister dans mes entrailles, mes desseins me revenaient en boomerang comme des évidences, plus plausibles et attaignables que jamais.
 
Cette offre à portée de main, je me reveillai le sourire aux lèvres, comme si je m'étais endormi il y a longtemps, et que l'évidence du travail que j'avais à faire pour accomplir ma destiné ne s'était jamais mis en veille.
 
Je sais par expérience la dureté des épreuves à venir. Je sais le risque que je cours à tenter, dans un ultime soubressaut pour moi, de toucher du doigt cette aventure.
Mais depuis cette époque d'insouciance, bon nombre d'épreuves qui ne m'ont pas tué m'ont rendu plus fort. Et c'est cette force, et les partis tirés de mon expérience que je vais utiliser pour me lancer à nouveau dans ce rêve, avec ténacité et tempérance.
 
Souhaitez moi bonne chance ...