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Mathieu

직업
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8월 30일

Onze ans en arrière pour une grande claque en avant …

Elle s’appelle Marlène. Nous avions 18 ans à l’époque. Tandis que tous les minots de cet age jouaient à touche pipi dans les dunes, elle, conformément à l’avance qu’elle avait sur les jeunes de son age, vivait l’amour au grand jour.

Tout laissait à penser qu’il ne s’agissait que d’un amour d’été : la saison et son age, le surfeur qu’il était, la jolie môme qu’elle affichait d’elle, sensuelle et tellement femme à cet age …

C’était il y a plus de dix ans. Elle n’ira pas au bout de ses études. Sur un coup de tête, Marlène partira en Australie épouser son rêve. Contre l’avis de tous, elle voulait le vivre. Quitte à brader ses incroyables qualités intellectuelles, à renier sa très, peut-être trop saine éducation en vendant des glaces sur les plages de Sydney.

Quelques mois passèrent, la passion de son Australien aussi : lui n’avait finalement que 20 ans. Marlène est revenu en France, divorcée et honteuse sous les regards réprobateurs de ceux qui avaient tenté de la retenir et dont je faisais partie, comme un con que j’étais que je suis resté, ne vivant mes rêves que dans ma tête.

Ne voulant se confronter à mon jugement, Marlène n’a jamais souhaité me revoir.

Et cette nuit, 11 ans après, je l’ai revu. Sans raison, au hasard de mes déambulations oniriques, les brumes de ma nuit ont pris ses traits quelques instants.

Elle n’était plus la jeunette bronzée revenue d’Océanie. Elle était la femme de bientôt 30 ans qu’elle doit être quelque part à ce jour. Précise, mon imagination la façonna avec le charme et la distinction acquis au cours des 11 années qui me séparent de son souvenir.

« Mais que fais-tu ? Où en es-tu ? Marlène ! Que s’est-il passé depuis ton retour ? Que s’est-il passé là bas ? »

Sans baisser les yeux, débarrassée de l’orgueil qui avait mis fin à notre amitié, elle me raconta que son rêve n’était que d’opaline, que les promesses de son jeune surfeur étaient faites dans le sable. Elle avait passé ces onze années à faire ce que son rêve l’avait empêché de faire : ses études, son entrée dans la vie et la société bien moulée. Elle avait appris à quitter le maillot pour s’engoncer dans un tailleur Chanel et faire ce que le monde attendait d’elle : qu’elle refoule ses rêves et qu’elle mette ses incroyables prédispositions au service du profit …

Tandis qu’elle me racontait son périple, mes yeux qui n’ont jamais pu mentir exprimaient tantôt de l’envie, tantôt de la curiosité et tantôt cette putain de réprobation que je rejette pourtant et qu’empruntent les moutons face à une histoire qui n’est pas la leur.

C’est alors que les rôles se sont inversés. Elle savait ce qui brûlait en moi.  Elle avait recueillie dans leurs moindres détails toutes les belles choses que j’avais ramené dans mon âme et dans mon cœur de mon premier voyage à Montréal. Elle avait brûlé avec moi, dans une passion commune, les planches de quelque théâtre. Nous avions déclamé ensemble du fond de nos tripes des vers que nous n’avons réellement compris que lorsque nous avons vu ce que nous procurions aux courageux venus nous écouter. Nous partagions l’art, la rêverie et l’évasion.

C’est alors que Marlène, cette nuit, me fixa en reproche, appuyant ses paroles d’un regard lourd des sacrifices que j’avais fait. Ses mots furent fulgurant. Bien plus que les projets que nous échafaudions ensemble. Bien plus que les rêves que nous partagions. Cette nuit, Marlène m’a assassiné d’une seule phrase :

« Quoi qu’il en soit, moi au moins, je l’ai fait … »

8월 8일

Et c'est parti

C'est un retour aux sources que j'entreprends alors
Après fuire en avant part de nombreux efforts
Je reprends possession de mes esprits et corps
Pour construire un demain qu'hier rendra fort

C'est un retour à moi qui me pousse en avant
Excité de revoir ce que je fus antan
J'échaffaude en mémoire et en projets tentant
Des souvenirs futurs et des demains d'avant

Un pied devant un autre je me mets à batir
Les pièces épurées de mon nouvel empire
En tentant d'effacer de mes tristes soupirs
L'envie déraisonnée d'en arrière partir

Cette fuite en avant que j'ai expérimentée au cours de mes périgrinations récentes m'a permis de dompter l'attente. L'attente de ce jour que j'avais révé en novembre et qui sera réel bientôt. Dans trois jours. Une semaine au plus. En ma main les clefs. Le départ. Le réel premier jour du reste de ma vie.

Ces rêves tumulteux qui déchirent enfin la grisaille d'une année d'attente, de consolidation. La fracture est enfin réduite. Je peux courir de nouveau. J'ai de nouveau la force. J'ai pris sur mes épaules les miasmes et dans ma tête cette espèce de fataliste patience mélée d'amer écoeurement pour laisser au temps le temps d'épousseter les résidus d'un coup de courage dont je m'efforce de faire preuve à nouveau depuis quelque mois.

Ce que j'ai construit puis vu détruit n'est plus. Mais c'est avec les mêmes outils que je repose les premières pierres et qui me suivront jusqu'à la cime : fatalisme, courage, patience et persévérance. En attendant, c'est le peintre engagé par l'agence immobilière qui nettoie les miasmes laissées par les locataires précédent, histoire que je redémarre sur des bases saines ... J'ai décidé d'ajouter la chance et un certain niveau d'exigeance à mon building pack ...

A plus tard


6월 26일

Besoin de ...

Je ne sais quoi.
 
Besoin d'un équilibre, besoin de légèreté
Besoin de vivre libre pour pouvoir exister.
Besoin de détacher d'un coup sec et violent
Ces cordes qui me lient et qui gèlent mon sang.
 
Je ne sais pas.
 
Besoin de m'envoler, besoin d'accélérer
Besoin d'aller très vite pour pouvoir exister.
Besoin de délier d'un geste vif et franc
Ces nattes mordorées qui hantent mes antants
 
Je ne vois pas.
 
Besoin de fuir un peu, besoin de m'oublier
Besoin d'aller au fond pour pouvoir exister.
Besoin de supprimer d'un souffle mugissant
Ce passé qui m'étrangle de larmes et d'écœurement.
 
Je l'entrevois.
 
Besoin de cet exil, besoin de m'éloigner
Besoin d'aller là bas pour pouvoir exister.
Besoin de rompre enfin, d'avancer galamment
Vers cette destiné à laquelle je prétends.
6월 16일

Educ Nat ... suite

Je souhaite par ce billet répondre au commentaire de mon bien aimé Vanyar :
 
Tu vois, toute la différence entre toi et moi réside là.
 
Tu penses qu'il faut dégraisser le mammouth. Moi je pense qu'il faut le restructurer.
 
Dans une entreprise, lorsqu'on entreprend un plan social, on ne commence pas par les suppressions de poste. ça, c'est la solution finale si aucune autre n'est admise.
 
Un plan de restructuration commence toujours par un plan de sauvegarde de l'emploi.
 
Lorqu'on se blesse à la jambe, contrairement au cheval de course pour qui la jambe est l'essence, on ne nous abat pas : on nous apprend à marcher sur une jambe et on nous dirige vers des activités pour lesquelles l'usage des deux jambes n'est pas nécessaire.
 
C'est un tort d'amputer d'avantage l'Education Nationale. Elle n'est pas un sur-effectif. En revanche, bon nombre des effectifs de l'Education Nationale sont bien mal employés.
Interrogeons les acteurs sur les missions qui leur sont confiées. En sont-ils satisfait ?
Interrogeons les usagers sur la façon dont les acteurs remplissent leur mission. En sont-ils à la hauteur ?
 
Bon nombre des dysfonctionnements dont tu parles (absentéisme, découragement, je-m'en-foutisme) trouveront leur origine dans une mauvaise attribution des fonctions. Tu sais, je suis sûr que contrairement aux idées reçues, 80% des profs qui se sont lancé dans la préparation du concours difficile qu'est la CAPES, qui l'ont obtenu après la selection difficile qu'il représente, ont, à la base, la vocation pour leur mission. La démission est venue plus tard. Monsieur de Robien devrait se fixer comme objectif de comprendre pourquoi et comment avant de trancher dans le vif.
 
L'Education Nationale a un grand besoin de restructuration, de transformation, d'évolution. Mais la solution finale, ce sera pour plus tard si les gouvernements échouent dans cette mission.
 
Merci pour l'intérêt sur ce sujet qui me passionne, m'interpelle et m'inquiète tant il touche l'évolution de notre pays ...
6월 14일

Toutes catégories ou hors catégorie ...

Ce matin, la manchette de Bordeaux 7 parlait de deux sujets importants pour moi :
 
Elle affichait une publicité pour l'inauguration grand public du site touristique de mon travail, ainsi qu'un gros titre racoleur "ROBIEN COUPE LES VIVRES AUX PROFS", puis "Le Ministre de l'Education Nationale a justifié hier la suppression de 8.500 postes dans les collèges et lycées en 2007 en expliquant qu'il s'agit d'un 'acte de gestion qui doit tenir compte des finances de l'Etat."
 
Dans un cas pareil, si on veut garder son esprit critique, on se rue sur l'article pour replacer les termes dans leur contexte. On apprend donc que "La préparation du budget correspond à un acte de gestion qui doit tenir compte des finances de l'état" ... (pas pareil quand même) et que dans cette optique, la ligne "Education Nationale", lourde charge pour l'état, doit être inspectée au peigne fin ...
 
Ceci étant précisé, on peut maintenant mesurer l'étendue des dégats qu'à provoquer cette nouvelle sur mon petit coeur tout mou.
 
En effet, le poste Education National dans le budget accuse la plus haute perte (7133 emplois supprimés). Ceci dit, c'est aussi le plus gros employeur de l'état : assez peu élégamment, Monsieur ALLEGRE a un jour proposé de "dégraisser le mammouth", mais en fait il s'agit bien de réduire les effectifs de la plus grosses charges en terme salarial de l'état.
 
En fait, avec 1.109.630 titulaires (sources education.gouv.fr), la baisse d'effectif est de 0,6468 %. (pour info la Défense accuse une perte un peu plus élevée de 0,6853 % de ces effectifs).
 
Oui : les valeurs absolue c'est sympa pour faire de gros effets de titres, mais ramené en pourcentage, en fait, c'est moins spectaculaire.
 
Ceci dit, l'Education Nationale est effectivement le poste qui va subir les plus grosses saignées. Hors, je pense qu'il est INDISPENSABLE pour que le pays sorte de sa crise sociale et économique qu'un effort colossal soit fait sur la formation des jeunes et notamment la formation professionnelle. En effet, l'Université sera épargnée par cette coupe franche. Ce sont les collèges et lycées qui vont payé les pots cassés de la paupérisation (un peu fort, mais moi aussi je voulais faire un effet de titre) de la France.
 
A mon sens, c'est au niveau précisemment de ces secteurs négligés que se jouent les chances de notre pays : construction des acquis basiques nécessaires à une insertion professionnelle et sociale renforcée, orientation en cessant de dénigrer les formations techniques, technologiques et professionnelles au profit de formations éllitistes dans lesquelles bon nombre de futurs citoyens ne trouveront que désillusions, frustration et perte de temps.
 
C'est à ce moment là que se joue l'identification professionnelle, que se dessine le plan de l'accession sociale. C'est pas à la fac qui n'interesse en fait réellement qu'une minaurité de personnes : même si tout le monde s'engouffre orgueilleusement dans la voie générale, flattant ainsi les objectifs fixés par l'Education Nationale elle-même, méprisant les secteurs primaires et secondaires, au final on réalise qu'une trés grande majorité des étudiants de première année de Lettres, Psycho, Droit ... se réoriente vers des fonctions qui n'ont souvent rien à voir avec leur projet initial.
 
Certains secteurs en France sont même déficitaires en terme de main d'oeuvre : le bâtiment, la restauration ... sont autant de domaines dans lesquels les coups de mains se font rare. Ce n'est pas un echec dans l'instruction d'un enfant qui rencontre des difficultés scolaires de l'aider à se diriger vers ces secteurs là. L'echec, c'est de faire croire à un enfant qui rencontre des difficultés scolaires qu'il pourra toutes les surmonter, et les pousser à entreprendre des études qui ne lui correspondent pas et qui se traduiront tout bonnement par un abandon puis, bien souvent par une amertume un peu marginalisante.
 
La décision de l'état confirme ce qui se passe d'une manière générale au niveau des ressources de notre pays : vampirisées, spoliées, abusées, celles-ci ne constituent pas, comme on a pu le croire, un puit sans fond. Notre système social est certe un des plus abouttis au monde, mais aussi un des plus couteux. Je me demande même si on n'est pas en tête des charts mondiaux.
 
Basé sur la solidarité, ce système est censé accompagner l'individu dans chaque étape de son existence : Formation, Construction de la famille, maladie, chômage, retraite ...
Ce système, pour diverses raisons (mauvaise gestion, gaspillages, abus, surévaluation des besoins, nivellement excessif) est en passe de s'effondrer. Ouvrons les yeux, il est de plus en plus difficile pour l'état d'envisager la possibilité, sur le long terme, d'honorer le système de retraite solidaire, l'assurance maladie est réformée tous les trois jours pour  en alléger les répercussions sur le budget de la sécurité sociale, et les droits des allocataires chômage sont rognés inexorablement par à-coups par l'UNEDIC.
 
Devant l'effect coup d'epée dasn l'eau de toutes ces mesures, l'état cherche encore à réduire ces dépenses et s'en prend AU secteur à privilégier.
 
Je pense à mon sens que la France doit comprendre qu'elle n'est plus viable en l'état. Si elle était immatriculée à quelque RCS, elle serait placée en redressement ...
 
Il va falloir, pour conserver un modèle social décent, renoncer à certains acquis. J'en suis convaincu. Et même si mes convictions politiques me poussent à préserver au maximum ces droits, il faut se rendre à l'évidence : à vouloir tous sauver notre bout de gras, on finiera par tout perdre.
 
Cependant, cet effort doit se faire dans la concertation franche et ouverte. Que le gouvernement en place cesse de balancer des coups de canifs à la toile sociale sans crier gare et sans en référer à quiconque. La démocratie, est-il besoin de le rappeler, implique que les personnes qui nous dirigent sont là pour représenter notre parole, et accomplir au mieux les plus raisonnables de nos volontés. Ils sont mandatés pour accomplir la volonté du peuple et non pour satisfaire leur égo en imposant en veto leur volonté propre.
 
Les échanges entre "la France d'en-bas" et ses représentants élus NE DOIVENT PAS se faire sous les flammes, mais autour d'une table, avec, pourquoi pas, un bon verre de vin ;-) Et si chacun y met un peu d'eau (dans son vin ... lol), c'est la France qui gagnera ! lol En attendant, de telles nouvelles ont plutôt tendance à me pousser on my way to Québec ...
 
Alors, maintenant, j'ai quelque suggestions pour faire des économies :
 
- Plutôt que d'envoyer les délinquants derrière les barreaux, fournissons leur une truelle et une pelle : les TIG pourraient permettre d'alléger considérablement les frais d'entretien des routes, des structures immobilières de l'état ...
- Essayons d'orienter intelligemment les étudiants de façon à ce qu'ils ne perdent pas un temps fou à la fac aux frais de la société
- Encourageons le travail en rendant par exemple non imposable les sommes perçues dans le cadre de plans sociaux (cp, primes supra légales ...) pour les personnes qui retrouvent du travail, disons dans les trois mois. Pensosn biens ur dans ce cadre à encourager financièrement la mobilité professionnelle : C'est fini le temps béni où l'on passait sa vie dans le même trou. Maintenant il peut être nécessaire, voire vital, de changer de trou ...
- Donnons la possibilité aux secteurs déficitaires en main d'oeuvre, de proposer des salaires attractifs en instaurant, par exemple, des taux de cotisations patronales inversement proportionnel au salaire ... Plus on paie le salarié, moins on paie à l'état. L'air de rien, ça doperait ces secteurs et ça permettrait aux courageux qui se lancent des ces secteurs en friche de vivre mieux que la moyenne ...
- A terme, appliquer ces taux salariaux inversement proportionnels à tous les secteurs : ça permettrait à l'employeur de pouvoir motiver ses troupes, donc plus d'intérêt au travail, donc plus de productivité, donc plus de rentabilité, donc plus de richesse ... Et pour le salarié, bien sur, décoller un peu du raz des paquerette de niveau de vie dans lequel est plongé la masse depusi le passage à l'Euro et l'explosion de l'immobilier. C'est devenu un luxe d'habiter quelque part en France ...
 
Bon. Des idées pelle-melle. Je pense que les Enarques et autres HECiens ne voient pas toujours les solutions les plus simples. Donc voila. Peut-être simpliste ? J'en sais rien. mais si on n'essaie pas, on ne saura pas. Allez, lancçons nous, on n'en est pas à un échec pres ... lol
 
A +